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150 films en langue française, chacun avec sa distribution, son résumé et un bouton Regarder.

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Le guide FilmoFlix des classiques français et des téléfilms

FilmoFlix : classiques du cinéma français et téléfilms, de Madame de…, Knock et La Belle Américaine à Le Distrait, La Dentellière et Le passe-muraille

Il existe un cinéma français que l'on croit connaître par cœur et que l'on redécouvre pourtant à chaque vision : celui des dimanches après-midi, des salles de quartier et des soirées devant le petit écran. On y croise Fernandel en coiffeur ambitieux, Bourvil en jeune marié égaré dans le métro, Louis de Funès en vendeur de cannes à pêche, Danielle Darrieux en comtesse étourdie et Pierre Richard en publicitaire rêveur. FilmoFlix est un guide consacré à ce patrimoine : 150 films tournés en langue française entre 1946 et 2023, réunis au même endroit et rangés de façon que chacun trouve vite le titre de sa soirée.

Le catalogue se partage en deux grandes ailes. La première rassemble 98 classiques sortis entre 1946 et 1979 : quarante-trois films d'avant 1960, vingt-neuf des années soixante et vingt-six des années soixante-dix. La seconde réunit les films plus récents, dont quarante-quatre téléfilms tournés pour les chaînes françaises, belges, suisses et québécoises, et quarante-cinq titres sortis depuis l'an 2000. Sept films des années quatre-vingt et quatre-vingt-dix font le lien entre les deux époques.

Les rayons traversent ces deux ailes. On compte 116 comédies, 65 drames et 30 romances. Quarante-six films mettent en vedette les grands comiques du pays, trente-cinq se passent à Paris, trente-deux en province, et quatorze sont tirés d'un roman, d'une nouvelle ou d'une pièce. L'ensemble représente environ 230 heures de cinéma, signées par 136 réalisatrices et réalisateurs. Chaque fiche donne l'année, la durée, la distribution, la réalisation, un résumé en français et le bouton jaune Regarder, qui ouvre JustWatch pour le pays choisi et présente les services officiels qui proposent le film. La page Comment regarder décrit le chemin en quelques lignes.

Un âge d'or populaire

Les années qui suivent 1945 sont celles de la plus forte fréquentation que les salles françaises aient connue. On va au cinéma en famille, une ou deux fois par semaine, et les studios de Boulogne, de Joinville, d'Épinay et de la Victorine à Nice tournent plus de cent films par an. La comédie domine. Elle s'appuie sur des acteurs venus du music-hall, du cabaret et du théâtre de boulevard, sur des dialoguistes au verbe vif et sur des metteurs en scène qui savent tenir un rythme.

Ce cinéma a longtemps été regardé de haut par la critique, qui lui préférait les audaces de la Nouvelle Vague. Le temps a rendu justice aux deux familles, et FilmoFlix les fait volontiers voisiner. On peut y passer d'une farce de Jean Boyer à un poème d'Alain Resnais, d'un Pagnol tourné sous le soleil d'Aubagne à un Sautet filmé sous la pluie de Paris. Tous ces films ont un point commun : une langue savoureuse, des seconds rôles inoubliables et un amour visible du métier. La page Les classiques en propose un premier choix.

La télévision a repris le flambeau à partir des années soixante. Le téléfilm, d'abord appelé dramatique, a offert aux auteurs un public immense et un format souple. Aujourd'hui encore, les chaînes commandent chaque année des dizaines de fictions unitaires, comédies de mœurs, portraits sociaux ou adaptations littéraires, qui prolongent à leur manière le cinéma du samedi soir.

Six films pour commencer

La page d'accueil met six titres en avant. Madame de…, tourné par Max Ophüls en 1953, est l'un des sommets du cinéma mondial. Danielle Darrieux y joue une comtesse coquette qui vend en secret les boucles d'oreilles offertes par son mari, joué par Charles Boyer. Les bijoux passent de main en main et reviennent vers elle par l'entremise d'un diplomate italien, interprété par Vittorio De Sica, dont elle tombe amoureuse. La caméra valse d'un bal à l'autre avec une grâce restée célèbre.

Knock, dans la version de 1951, offre à Louis Jouvet le rôle qu'il a créé sur scène près de trente ans plus tôt. Le docteur Knock rachète le cabinet d'un bourg de montagne où tout le monde se porte bien, et persuade peu à peu chaque habitant qu'un bien portant est un patient qui s'ignore. La pièce de Jules Romains a donné à la langue française quelques répliques passées en proverbes.

La Belle Américaine, de 1961, est le grand succès de Robert Dhéry et de sa troupe. Un brave ouvrier achète pour une bouchée de pain une somptueuse voiture américaine, et la merveille bouleverse sa vie, son quartier et son usine. Louis de Funès y tient deux rôles, ceux de frères jumeaux, et le film, tourné en noir et blanc, s'achève sur une séquence en couleurs.

Le Distrait, en 1970, est le premier film réalisé par Pierre Richard. Il y invente son personnage de grand blond lunaire : Pierre Malaquet, engagé dans une agence de publicité dirigée par Bernard Blier, y impose des idées de campagne d'une fantaisie redoutable. La Dentellière, de Claude Goretta, a révélé Isabelle Huppert en 1977 dans le rôle de Pomme, apprentie coiffeuse discrète qui rencontre à Cabourg un étudiant aussi timide qu'elle. Le film, tiré du roman de Pascal Lainé, est d'une délicatesse rare.

Enfin Le passe-muraille, téléfilm de 2016, transpose la nouvelle de Marcel Aymé dans le Montmartre d'aujourd'hui. Denis Podalydès, sociétaire de la Comédie-Française, joue Émile Dutilleul, employé de bureau de quarante-cinq ans qui se découvre un jour le don de traverser les murs, au moment précis où une nouvelle stagiaire fait battre son cœur.

Fernandel, dix fois

Avec dix films, Fernandel est l'acteur le plus présent sur FilmoFlix. Né à Marseille, chanteur comique devenu vedette de cinéma dès les années trente, il a tourné plus de cent cinquante films, et son sourire de cheval, comme il disait lui-même, était connu jusqu'en Amérique. Le catalogue le suit sur quinze ans, de 1950 à 1964.

Dans Casimir, il est représentant en aspirateurs et se retrouve mêlé à un imbroglio sentimental chez un client. Tu m'as sauvé la vie l'associe à Sacha Guitry : un vieux baron égoïste, sauvé d'un accident par un vagabond, décide de faire de lui son héritier. Guitry a aussi écrit Adhémar ou le jouet de la fatalité, que Fernandel a réalisé lui-même. Dans Coiffeur pour dames, l'un de ses grands succès, un tondeur de moutons monte à Paris, devient le coiffeur que les élégantes s'arrachent et apprend que la gloire fatigue.

Honoré de Marseille en fait le modèle même du Marseillais, si parfait qu'un ethnologue vient l'étudier. Le Chômeur de Clochemerle, tiré de Gabriel Chevallier, raconte comment Tistin, bon vivant du village, obtient la première carte de chômeur de la commune, à la joie des uns et à l'indignation des autres. Dans La Vie à deux, film à sketches réunissant une distribution prestigieuse, un auteur à succès lègue sa fortune aux couples qui ont inspiré sa pièce, à condition qu'ils soient restés heureux.

Les trois derniers titres datent des années soixante. Le Voyage à Biarritz le montre en chef de gare d'un village du Var, qui rêve depuis toujours de la côte basque. L'Âge ingrat l'oppose à Jean Gabin : leurs enfants veulent se marier, et les deux pères, un Normand et un Méridional, passent des vacances ensemble pour faire connaissance. Les deux acteurs avaient fondé une société de production commune pour l'occasion. Relaxe-toi chérie, enfin, s'amuse de la mode de la psychanalyse. La page Les grands comiques présente la série complète.

Bourvil, de Funès et les autres

Bourvil apparaît dans quatre films. Le Rosier de madame Husson, d'après Maupassant et sur un scénario de Marcel Pagnol, lui confie le rôle d'Isidore, le garçon le plus sage d'une petite ville normande, que les dames patronnesses couronnent faute d'avoir trouvé une jeune fille assez vertueuse. Dans Seul dans Paris, il est un jeune paysan en voyage de noces, séparé de sa femme par un portillon du métro à la veille du 14 juillet. Le Magot de Josefa le place face à la grande Anna Magnani, épicière d'un village du centre de la France.

Poisson d'avril, en 1954, marque la première rencontre à l'écran de Bourvil et de Louis de Funès. Le premier joue un mécanicien, bon mari et bon père, qui se laisse convaincre d'acheter une canne à pêche perfectionnée avec l'argent destiné à la machine à laver ; le second est le garde-pêche. De Funès, alors abonné aux seconds rôles, illumine plusieurs autres films du catalogue : Scènes de ménage, d'après Courteline, L'Impossible Monsieur Pipelet avec Michel Simon en concierge, Papa, maman, ma femme et moi..., Bébés à gogo et À pied, à cheval et en voiture. Dans Les Tortillards, en 1960, il tient enfin le premier rôle : un fabricant d'insecticide obligé de suivre une troupe de comédiens ambulants.

Autour d'eux gravite toute une famille. Robert Dhéry et Colette Brosset mènent la troupe des Branquignols dans Branquignol, La Belle Américaine et Allez France !, où un supporter de rugby se retrouve à Londres dans un uniforme de policier anglais. Darry Cowl, bafouilleur de génie, pédale jusqu'à Nice dans Le Triporteur pour voir la finale de la Coupe, et enseigne à sa façon dans Le Petit Prof. À pied, à cheval et en voiture raconte la résistance d'un père de famille à l'automobile, et Messieurs les ronds de cuir la vie d'un ministère où l'on travaille le moins possible. Jean Richard et Francis Blanche, enfin, passent d'un film à l'autre avec une bonne humeur communicative.

Avant 1960

Quarante-trois films datent des années 1946 à 1959. Les plus anciens portent encore la marque de l'avant-guerre. Les Malheurs de Sophie, première réalisation de Jacqueline Audry, adapte la comtesse de Ségur. Au petit bonheur, de Marcel L'Herbier, donne à Danielle Darrieux un rôle de jeune épouse qui se dispute avec son mari pour le plaisir de la réconciliation. Le Comédien est l'hommage de Sacha Guitry à son père Lucien, dont il joue le rôle, et parfois le sien dans la même scène. Les Dernières Vacances, de Roger Leenhardt, observe des cousins adolescents pendant le dernier été d'une maison de famille ; les jeunes critiques des années cinquante y ont vu un film précurseur.

Le début de la décennie suivante appartient à la fantaisie. Voyage surprise, de Pierre Prévert, embarque les clients d'un garagiste pour une excursion dont la destination reste secrète. Millionnaires d'un jour suit les gagnants d'un même numéro de loterie. Bibi Fricotin donne vie au héros des illustrés, et Monsieur Leguignon, lampiste à un cheminot au grand cœur relogé dans un quartier populaire. Agence matrimoniale offre à Bernard Blier l'un de ses plus jolis rôles : un célibataire couvé par sa mère hérite d'une agence de mariages et prend son nouveau métier très au sérieux.

La romance a ses fleurons. Dans Julietta, d'après Louise de Vilmorin, Dany Robin se cache chez un avocat joué par Jean Marais le jour où il reçoit sa fiancée. Elle et moi installe un célibataire endurci et sa fantasque épouse sur une péniche. L'Amour d'une femme, dernier long métrage de Jean Grémillon, suit une jeune médecin, jouée par Micheline Presle, qui prend son poste sur l'île d'Ouessant. Et Le pays d'où je viens, seule comédie musicale de Marcel Carné, confie un double rôle au chanteur Gilbert Bécaud. La page Avant 1960 déroule la période année par année.

Bardot, Delon et la jeunesse des années cinquante

La fin des années cinquante voit monter une génération nouvelle. Brigitte Bardot, avant de devenir un mythe, a tourné des comédies légères sous la direction de Michel Boisrond. Dans Cette sacrée gamine, elle est la fille d'un directeur de cabaret, confiée à la garde d'un chanteur que sa présence met dans tous ses états. Dans Une Parisienne, fille du président du Conseil, elle épouse le chef de cabinet de son père et entreprend de le rendre jaloux avec l'aide involontaire d'un prince en visite officielle, joué par Charles Boyer.

Le même Boisrond dirige en 1959 Faibles femmes, où un tout jeune Alain Delon joue le joli cœur dont trois amies, une blonde, une rousse et une brune, sont éprises en même temps. Maxime, d'Henri Verneuil, réunit Michèle Morgan et Charles Boyer dans le Paris de la Belle Époque. Le Plus Joli Péché du Monde et Les Petits Matins, où une jeune fille part en auto-stop pour la Côte d'Azur et croise au fil de la route une galerie de vedettes, complètent ce portrait d'une jeunesse qui prend la route.

La chanson tient une belle place dans ces années-là. Andalousie est une opérette filmée avec Luis Mariano, le ténor le plus aimé de son temps. Boum sur Paris promène sa caméra dans les coulisses d'une émission de radio et fait défiler Édith Piaf, Charles Trenet, Juliette Gréco et bien d'autres. Les moineaux de Paris suit les Petits Chanteurs à la croix de bois, qu'un imprésario américain veut engager pour une tournée. Dix ans plus tard, Anna, comédie musicale tournée pour la télévision avec Anna Karina et Jean-Claude Brialy, sur des chansons de Serge Gainsbourg, apportera au genre les couleurs du pop art.

Les années soixante

Vingt-neuf films viennent de la décennie où le cinéma français s'est réinventé. L'Année dernière à Marienbad, d'Alain Resnais sur un texte d'Alain Robbe-Grillet, a reçu le Lion d'or à Venise en 1961. Dans un palace aux couloirs infinis, un homme tente de convaincre une femme, jouée par Delphine Seyrig, qu'ils se sont aimés un an plus tôt. Le film est une énigme élégante que chaque spectateur résout à sa façon.

Autour de ce monument, la jeune garde s'essaie à la comédie. Adorable menteuse, de Michel Deville, suit deux sœurs dont l'une ment comme elle respire. Brigitte et Brigitte, de Luc Moullet, accompagne deux provinciales qui découvrent Paris, la Sorbonne et les ciné-clubs avec un humour tout en retenue. L'Amour à la mer, de Guy Gilles, raconte les lettres échangées entre une Parisienne et un marin de Brest. Un garçon, une fille. Le 17ème ciel fait de Jean-Louis Trintignant un laveur de carreaux amoureux d'une inconnue aperçue derrière une vitre.

Le cinéma populaire garde toute sa vigueur. La Famille Fenouillard, d'Yves Robert, adapte l'une des premières bandes dessinées françaises. Le Voyage à Biarritz, L'Âge ingrat et Le Magot de Josefa prolongent la tradition. Les Veinards réunit cinq sketches sur la chance, dont l'un avec Louis de Funès en gagnant de la Loterie nationale. Ce sacré grand-père offre à Michel Simon un rôle de vieux malicieux qui s'emploie à réconcilier son petit-fils et sa jeune épouse. Et La Maison de campagne montre Danielle Darrieux et Jean Richard aux prises avec les travaux d'une résidence secondaire.

La décennie aime aussi les grands textes. Jean Delannoy filme La Princesse de Clèves sur une adaptation de Jean Cocteau, avec Marina Vlady et Jean Marais. Jean-Gabriel Albicocco donne du Le Grand Meaulnes d'Alain-Fournier une version aux images vaporeuses, et Charles Belmont porte à l'écran L'Écume des jours de Boris Vian avec Jacques Perrin et Marie-France Pisier. Du Québec vient Entre la mer et l'eau douce, de Michel Brault, où le chanteur Claude Gauthier et la jeune Geneviève Bujold racontent la montée d'un garçon de la Côte-Nord vers Montréal. La page Les années soixante classe ces films par famille.

Les années soixante-dix

Vingt-six films représentent une décennie contrastée. Les Choses de la vie, de Claude Sautet, a reçu le prix Louis-Delluc. Michel Piccoli y joue un architecte qui, au bord d'une route de campagne, revoit les visages de celles et ceux qu'il aime ; Romy Schneider y trouve l'un de ses plus beaux rôles, et la musique de Philippe Sarde est restée dans toutes les mémoires.

Philippe Noiret et Annie Girardot forment un couple de cinéma idéal. Dans La Vieille Fille, premier film de Jean-Pierre Blanc, primé à Berlin, une panne de voiture oblige un quadragénaire réservé à séjourner dans une pension de famille de Cassis, où il fait la connaissance d'une femme aussi timide que lui. Dans La Mandarine, d'Édouard Molinaro, ils appartiennent à une tribu fantasque qui dirige un grand hôtel de la rue de Rivoli. Annie Girardot retrouve Marlène Jobert dans Juliette et Juliette, où une journaliste et une vendeuse qui portent le même prénom deviennent amies.

L'époque a le goût de l'utopie. L'An 01, de Jacques Doillon d'après la bande dessinée de Gébé, imagine que la population décide un beau jour de tout arrêter pour réfléchir ; on y reconnaît les futurs comédiens du Splendid et du Café de la Gare. Le Far West, second film réalisé par Jacques Brel, entraîne une bande de rêveurs à la recherche de l'Ouest de leur enfance. L'Événement le plus important depuis que l'homme a marché sur la lune, de Jacques Demy, réunit Marcello Mastroianni et Catherine Deneuve autour d'une nouvelle médicale qui stupéfie le monde entier. Le Couple témoin, de William Klein, observe deux Français choisis pour préfigurer la vie de l'an 2000.

La Suisse, la Belgique et le Québec apportent leur voix. Les Arpenteurs, de Michel Soutter, et Les Petites Fugues, d'Yves Yersin, où un valet de ferme à la retraite s'offre un vélomoteur et découvre le monde, sont deux joyaux du cinéma romand. Home Sweet Home, du Belge Benoît Lamy, raconte la joyeuse révolte des pensionnaires d'une maison de retraite bruxelloise. La vraie nature de Bernadette, de Gilles Carle, suit une citadine partie vivre à la campagne. En France, Passe montagne, de Jean-François Stévenin, fait naître une amitié entre un architecte en panne et un garagiste du Jura. La page Les années soixante-dix en donne le détail.

Paris à l'écran

Trente-cinq films ont Paris pour décor, et la ville y change de visage d'une décennie à l'autre. Seul dans Paris la montre en 1951 par les yeux de deux jeunes mariés venus de leur campagne, à la veille du bal du 14 juillet. Coiffeur pour dames en fait la capitale des élégances, L'Impossible Monsieur Pipelet celle des loges de concierge, où Michel Simon règne sur son immeuble pendant que sa fille s'éprend du fils du propriétaire.

Un gosse de la butte, tourné à Ménilmontant au début des années soixante et longtemps resté rare, est l'une des perles du catalogue. Madeleine Robinson y tient un café-épicerie ; son jeune fils accueille d'abord avec méfiance le nouvel ami de sa mère, un Antillais plus jeune qu'elle, puis découvre en lui un compagnon de jeux et un conteur merveilleux. Le film regarde un quartier populaire en train de se transformer, avec une tendresse en avance sur son temps.

Les années soixante-dix descendent dans la rue. Trocadéro bleu citron suit un garçon de dix ans sur les pistes de planche à roulettes du Trocadéro, où il rencontre une petite voisine. Va voir maman, papa travaille raconte la journée d'une mère de famille parisienne, jouée par Marlène Jobert. Le Concierge fait d'un jeune diplômé, incarné par Bernard Le Coq, le gardien d'un immeuble cossu dont il apprend vite à connaître tous les habitants. Aujourd'hui, Le passe-muraille retrouve Montmartre, et Les Héritières accompagne une excellente élève de Seine-Saint-Denis lors de son entrée dans un grand lycée du Quartier latin. La page Paris à l'écran propose une promenade par quartiers.

La province, du Midi à la Bretagne

Trente-deux films tournent le dos à la capitale. Le Midi s'y taille la part du lion grâce à Marcel Pagnol. Ugolin est la seconde partie de son Manon des sources de 1952 : dans un village de Provence privé d'eau, le conseil municipal écoute un ingénieur, et un paysan amoureux garde un lourd secret. Jacqueline Pagnol, épouse du cinéaste, joue Manon, et Rellys compose un Ugolin bouleversant. Honoré de Marseille, L'Âge ingrat, situé sur la côte des Bouches-du-Rhône, et La Vieille Fille, à Cassis, prolongent le voyage.

Les villages ont leurs chroniques. Knock se passe dans un bourg de montagne, Le Rosier de madame Husson en Normandie, Le Chômeur de Clochemerle dans le Beaujolais, Les vacanciers en Alsace, où une famille en villégiature se retrouve logée dans un grenier. Clodo raconte l'amitié d'un paysan et d'un chien abandonné. Le Bateau sur l'herbe réunit Jean-Pierre Cassel et Claude Jade autour d'un voilier construit dans un jardin en vue d'un départ pour l'île de Pâques.

L'Ouest et la montagne ont leurs films. L'Amour d'une femme a été tourné sur l'île d'Ouessant, L'Amour à la mer à Brest, La Dentellière sur la plage de Cabourg. Parmi les téléfilms récents, Ceux qui dansent sur la tête se passe sur le plateau de l'Aubrac, où un jeune éleveur reprend la ferme laitière familiale, La fin de l'été en Dordogne, chez des grands-parents, et Valentine dans un domaine maraîcher du Sud que Corinne Touzet défend avec énergie. Tu seras mon fils, tourné dans un grand vignoble de Saint-Émilion avec Niels Arestrup et Lorànt Deutsch, et Revenir, situé dans une ferme de la Drôme, représentent le cinéma d'aujourd'hui. La page La province en trace la carte.

Les téléfilms

Quarante-quatre films ont été tournés pour la télévision. Le genre a ses lettres de noblesse : dès 1986, Jean-Luc Godard signait pour une collection de fictions Grandeur et décadence d'un petit commerce de cinéma, avec Jean-Pierre Mocky et Jean-Pierre Léaud, portrait amusé d'un producteur et d'un metteur en scène en quête d'acteurs. Du Québec, Les voisins, pièce culte filmée en 1987, réunit trois couples de banlieue pour une soirée de diapositives ; c'est le film le mieux classé de tout le catalogue.

La comédie familiale forme le cœur du rayon. Dans Les Frangines, Arielle Dombasle, mannequin parisien, découvre à la lecture d'un testament qu'elle doit partager la propriété de famille avec une sœur dont elle ignorait l'existence, jouée par Michèle Bernier. Une villa pour deux oppose Pierre Arditi et Bernard Le Coq autour d'un chantier dans le Midi. Je hais les vacances accumule les contretemps d'un départ en famille, Le monsieur d'en face rapproche une mère débordée et son voisin, et Superpapa fait de Michaël Youn un père très organisé, enrôlé comme accompagnateur d'une sortie scolaire aux côtés de la chanteuse Jenifer.

François-Xavier Demaison est le visage de plusieurs réussites récentes. Dans À mon tour, il joue le maire d'une petite ville dont la vie bascule à la suite d'un article de presse, et qui se retrouve père au foyer pendant que sa femme prend la relève. Dans Le Nouveau, il est un chef d'entreprise qui doit tout réapprendre. Franck Dubosc et Guy Marchand jouent un fils et son père dans La Dernière Partie, Mathieu Madénian un célibataire endurci dans Le furet, et Muriel Robin donne vie à ses sketches les plus célèbres dans I Love You Coiffure, entourée d'invités de marque.

Le téléfilm français excelle aussi dans le portrait. Box 27 raconte le quotidien d'un père qui élève seul son fils de dix ans dans un lieu de fortune et met toute son énergie à lui offrir une enfance normale. Huguette confie à Line Renaud le rôle d'une professeure à la retraite accueillie par sa voisine, dont elle aide le fils dans sa scolarité. Illettré, de Jean-Pierre Améris, suit un ouvrier de trente ans qui apprend à lire grâce à une infirmière. Handigang, avec le nageur Théo Curin, montre des lycéens décidés à rendre leur établissement accessible à tous, et Au-dessus des nuages retrace le parcours de Dorine Bourneton, devenue pilote de voltige. La page Les téléfilms trie le rayon par tonalité.

Du livre à l'écran

Le cinéma français a toujours aimé la littérature, et quatorze films du catalogue affichent une origine littéraire, auxquels s'ajoutent bien d'autres adaptations. Le théâtre fournit les comédies : Knock vient de Jules Romains, Scènes de ménage et Messieurs les ronds de cuir de Georges Courteline, Le Chômeur de Clochemerle du roman de Gabriel Chevallier. Marivaux a inspiré deux téléfilms remarquables : La Vie de Marianne, de Benoît Jacquot, avec Virginie Ledoyen et Melvil Poupaud, et Les Fausses confidences, tourné par Luc Bondy dans les salons et les coulisses du théâtre de l'Odéon avec Isabelle Huppert et Louis Garrel.

Les grands romans du dix-neuvième siècle sont bien servis. Eugénie Grandet, d'après Balzac, offre à Jean Carmet le rôle du père Grandet, tonnelier de Saumur devenu riche et resté avare. La Joie de vivre, d'après Zola, suit la jeune Pauline, recueillie par des cousins au bord de la Manche, et sa générosité inépuisable ; Anaïs Demoustier et Swann Arlaud y sont remarquables. Poil de carotte, d'après Jules Renard, a été réalisé et interprété par Richard Bohringer, et Les Aventures de Zadig, d'après Voltaire, donne à voir un Gérard Depardieu débutant.

Le vingtième siècle est représenté par Louise de Vilmorin, dont proviennent à la fois Madame de… et Julietta, par Marcel Aymé avec Le passe-muraille, par Alain-Fournier, Boris Vian et Pascal Lainé. Parmi les titres récents, La Liste de mes envies adapte le roman de Grégoire Delacourt : une mercière d'Arras, jouée par Mathilde Seigner, gagne une fortune à la loterie et hésite à l'annoncer, de peur de voir changer une vie modeste qu'elle chérit. Paris-Brest, de Philippe Lioret, vient d'un roman de Tanguy Viel, et Simple d'un livre de Marie-Aude Murail sur deux frères inséparables. La page Du livre à l'écran range ces films par genre littéraire.

Depuis 2000

Quarante-cinq films sont sortis depuis l'an 2000 : dix dans la première décennie, vingt dans la deuxième et quinze depuis 2020. À côté des téléfilms, quelques longs métrages de cinéma complètent le tableau. Les Aristos, de et avec Charlotte de Turckheim, montre une famille de châtelains désargentés aux prises avec le fisc. Les Têtes de l'emploi réunit Franck Dubosc, Elsa Zylberstein et François-Xavier Demaison en conseillers d'une agence pour l'emploi si efficaces que leur propre poste est menacé. L'école est finie envoie une jeune professeure très parisienne, jouée par Bérengère Krief, dans un collège de la campagne picarde.

Le cinéma d'auteur a sa place. La Fée, du trio Abel, Gordon et Romy, est un conte burlesque tourné au Havre : un veilleur de nuit voit entrer dans son hôtel une femme qui lui accorde trois vœux. Cherchez Hortense, de Pascal Bonitzer, réunit Jean-Pierre Bacri, Kristin Scott Thomas et Claude Rich dans une comédie douce-amère sur un professeur chargé d'une démarche délicate auprès de son père. C'est ça l'amour, de Claire Burger, tourné à Forbach, suit un père, joué par Bouli Lanners, qui élève ses deux filles adolescentes et s'inscrit à un atelier de théâtre.

La télévision des dernières années aime les histoires vraies et les destins singuliers. La Dernière Reine de Tahiti raconte la jeunesse d'Aïmata Pomaré, montée sur le trône au dix-neuvième siècle. Les beaux jours revient à l'été 1936 et aux premiers congés payés, que deux ouvrières passent sous la tente au bord de la mer. La Bonne Conduite confie à Alban Lenoir le rôle d'un ancien soldat qui reprend l'auto-école paternelle, Noces d'or réunit une grande famille le temps d'un week-end, et Et toi, c’est pour quand ? suit une architecte d'intérieur à qui tout son entourage pose la même question.

Les vedettes à suivre

Suivre un visage est le meilleur moyen de parcourir les rayons. Après Fernandel et Louis de Funès, les acteurs les plus présents sont Jean Carmet et Bernard Le Coq, avec cinq films chacun. Carmet, compagnon de route de la troupe des Branquignols à ses débuts, passe des comédies des années cinquante à Les Cahiers bleus et à Eugénie Grandet. Le Coq traverse un demi-siècle, du jeune premier du Le Concierge au grand-père de La fin de l'été.

Danielle Darrieux, dont la carrière a duré huit décennies, apparaît quatre fois, de même que Gaby Morlay, Bernard Blier et Bourvil. Charles Boyer, vedette à Hollywood, revient trois fois en France pour Madame de…, Une Parisienne et Maxime. Jean Marais, Micheline Presle, Dany Robin, Michel Serrault, Annie Girardot, Marie Dubois, Francis Blanche, Darry Cowl et Jean Richard comptent trois films chacun. Michel Simon, monument du cinéma, illumine L'Impossible Monsieur Pipelet et Ce sacré grand-père.

Certains noms surprennent. Jacques Brel et Jeanne Moreau sont ici réalisateurs : lui avec Le Far West, elle avec Lumière, portrait de quatre actrices et amies réunies pour des vacances en Provence. Le chanteur Jacques Higelin débute dans Saint-Tropez Blues aux côtés de Marie Laforêt. Isabelle Huppert relie les deux ailes du catalogue, de La Dentellière aux Les Fausses confidences, et Line Renaud, à plus de quatre-vingt-dix ans, porte Huguette sur ses épaules. La page Les vedettes à suivre prolonge la liste.

Derrière la caméra

Cent trente-six cinéastes ont signé les 150 films. Les plus présents sont deux artisans de la comédie, Jean Boyer et Gilles Grangier, avec quatre titres chacun. Boyer, fils du chansonnier Lucien Boyer, avait le sens du rythme et du couplet ; on lui doit ici Le Rosier de madame Husson, Coiffeur pour dames, Le Chômeur de Clochemerle et Relaxe-toi chérie. Grangier, complice de Gabin, de Fernandel et de Bourvil, a tourné Le Plus Joli Péché du Monde, Poisson d'avril, Le Voyage à Biarritz et L'Âge ingrat.

Michel Boisrond, Robert Dhéry et Guy Lefranc suivent avec trois films chacun, puis une longue liste de noms qui ont fait l'histoire : Max Ophüls, Jean Grémillon, Marcel Carné, Sacha Guitry, Marcel Pagnol, Claude Autant-Lara, Henri Verneuil, André Cayatte avec Jean-Marc ou La Vie conjugale, Jean-Pierre Mocky avec Snobs!, Philippe de Broca, Yves Robert, Jacques Demy, Claude Sautet, André Téchiné avec Souvenirs d'en France, chronique d'une famille d'industriels du Sud-Ouest portée par Jeanne Moreau.

Les réalisatrices tiennent une place croissante. Jacqueline Audry, pionnière, ouvre le catalogue en 1946 et y revient en 1962 avec Les Petits Matins. Jeanne Moreau passe derrière la caméra en 1976. Depuis les années 2000, Charlotte Brändström, Laurence Katrian, Claire Burger, Hélène Angel, Anne Depétrini, Jessica Palud, Stéphanie Pillonca, Marie Garel-Weiss et Nolwenn Lemesle signent une bonne part des films récents. La page Les réalisateurs présente les signatures principales.

À regarder en famille

Les 150 films ont été choisis en pensant à un public de tous les âges, et certains conviennent tout particulièrement à une séance partagée. Les plus jeunes aimeront Les Malheurs de Sophie, Bibi Fricotin, bondissant héros des illustrés, et La Famille Fenouillard, dont le tour du monde involontaire commence par un train manqué. Trocadéro bleu citron parle aux enfants de dix ans, et Poil de carotte aux collégiens.

Les rapports entre générations nourrissent bien des scénarios. Papa, maman, ma femme et moi..., suite d'un grand succès de 1954, entasse trois générations dans le même appartement parisien à la naissance de jumeaux. Ces messieurs de la famille montre un cadre promis à un bel avenir et mis à rude épreuve par sa parentèle. Les Inséparables raconte l'arrivée d'un garçon dans une famille d'accueil qui l'aime, Qu'est-ce qu'on va faire de Jacques ? la solidarité de trois frère et sœurs autour de leur aîné, et Simple le lien indéfectible entre un lycéen et son grand frère. La page En famille suggère des films pour chaque âge.

Les mieux classés

Vingt-quatre films composent le rayon des mieux classés, qui retient les titres dont la moyenne atteint au moins 6,3 sur 10 avec huit votes ou davantage. La première place revient à Les voisins, suivi de Un gosse de la butte, de Madame de… et de Box 27. Knock et L'Année dernière à Marienbad se tiennent à égalité juste derrière, puis viennent Les Choses de la vie et L'Amour à la mer.

Le milieu du classement réunit Coiffeur pour dames, Les Dernières Vacances, L'Amour d'une femme, Les Tortillards, La Dentellière et Le pays d'où je viens, puis Paris-Brest, Lumière et Le Rosier de madame Husson. L'An 01, Le Far West, Julietta, Brigitte et Brigitte, Tu seras mon fils et Les Héritières ferment la marche. Par le nombre de votes, L'Année dernière à Marienbad, Les Choses de la vie et Madame de… dominent de très loin : ce sont les trois films du catalogue les plus vus dans le monde. Les rangées de la page d'accueil s'ouvrent sur ce rayon, chemin le plus court vers un film que beaucoup ont aimé.

Le visage de FilmoFlix

FilmoFlix se présente comme un bloc bleu nuit posé au centre d'une page presque noire. En haut, une barre sombre soulignée d'un trait bleu roi porte le nom du site en jaune et blanc, un champ de recherche et le bouton jaune Ma liste. Sur la page d'accueil vient ensuite une rangée d'affiches à faire défiler, celle des films les plus vus. Plus bas, la page se partage en deux colonnes : à gauche un menu coiffé d'un bandeau bleu, à droite les grilles d'affiches, quatre par rangée, sous des titres soulignés d'un trait jaune.

Chaque carte montre l'affiche, l'année dans une étiquette bleue, la moyenne dans un coin et le titre centré en dessous. Sur un téléphone, le menu se replie derrière un bouton à trois traits et les affiches se rangent deux par deux. Les fiches des films placent l'affiche à côté des informations, le bouton Regarder et le choix du pays juste sous le titre, puis la distribution en photos, la réalisation et des films voisins tirés des mêmes rayons.

Trouver un film

Quatre chemins mènent à un titre. Le premier est la recherche, qui répond pendant la saisie et comprend un titre, un nom d'acteur ou un mot comme Marseille, concierge ou vacances. Le deuxième est le menu : Films, Classiques, Grands comiques, Téléfilms, Comédie, Les mieux classés et A–Z. Le troisième est la page d'accueil, où chaque rangée porte un lien Tout voir accompagné de la taille du rayon. Le quatrième est la page A–Z, qui aligne les 150 films par ordre alphabétique. La page Trouver un titre détaille chacun de ces chemins.

Les quinze rayons se complètent. Trois d'entre eux découpent les classiques par décennie, deux autres séparent Paris de la province, et les rayons Comédie, Drame et Romance traversent toutes les époques. Un spectateur qui cherche un Fernandel ouvrira Grands comiques ; celui qui veut un film récent ouvrira Depuis 2000 ; celui qui aime les beaux textes ira vers Adaptations.

Ma liste et le bouton Regarder

Chaque fiche comporte un bouton Ajouter à Ma liste. Une pression range le film dans votre programme personnel, qui s'ouvre depuis le bouton jaune de la barre du haut. Ce programme vit dans votre navigateur, sur votre propre appareil, et vous y attend à chaque visite ; chaque film enregistré est accompagné d'un bouton Retirer. La page de la liste sait aussi enregistrer le programme dans un fichier, pratique pour le transporter vers un autre ordinateur ou pour préparer un cycle Fernandel entre amis. La page Ma liste en dit davantage.

Une fois le film choisi, le bouton Regarder fait le reste. Sélectionnez l'un des quinze pays proposés, de la France à la Belgique, à la Suisse, au Canada et au Maghreb, puis appuyez. JustWatch s'ouvre sur la page du film et indique les services par abonnement qui le proposent, les boutiques où le louer ou l'acheter et les offres gratuites financées par la publicité. Les classiques restaurés reviennent régulièrement sur les plateformes, et les téléfilms séjournent souvent sur les services des chaînes ; c'est la raison pour laquelle FilmoFlix renvoie vers une source mise à jour chaque jour.

Comment le catalogue a été composé

Les 150 films ont été retenus à la main parmi une liste bien plus longue de productions en langue française. Chaque résumé a été lu, et la sélection privilégie la comédie, la romance, la chronique familiale et l'adaptation littéraire. L'objectif est une maison où tout titre se regarde en confiance, des grands-parents aux petits-enfants. Chaque film de FilmoFlix appartient en propre à FilmoFlix : le catalogue a été assemblé pour donner à ce guide un caractère bien à lui.

Les affiches, les distributions, les durées et les résumés viennent de TMDB, la base de données de cinéma tenue par sa communauté, et les moyennes affichées sur les cartes sont les siennes. Pour les films rarement vus, elles reposent sur un petit nombre de votes et valent alors comme une indication amicale. Le guide que vous lisez et les pages d'aide ont été écrits par la rédaction, spécialement pour FilmoFlix.

Petit lexique

Quelques mots reviennent souvent dans ce guide. Un film à sketches réunit plusieurs histoires courtes autour d'un même thème, comme Les Veinards ou La Vie à deux. Un vaudeville est une comédie d'intrigue aux quiproquos réglés comme une horloge. Les Branquignols sont la troupe burlesque fondée par Robert Dhéry en 1948. Un rosier, dans la Normandie de Maupassant, est le garçon couronné pour sa sagesse, pendant de la rosière. Un téléfilm unitaire raconte une histoire complète en une seule soirée. Et un second rôle, dans le cinéma français classique, est souvent la meilleure raison de revoir un film.

Un programme pour quatorze soirées

Voici, pour les nouveaux venus, une façon d'occuper deux semaines. Commencez par les sommets : Madame de…, Knock et Les Choses de la vie. Riez avec Fernandel dans Coiffeur pour dames, avec Bourvil et de Funès dans Poisson d'avril, avec la troupe de Robert Dhéry dans La Belle Américaine, puis descendez en Provence pour Ugolin.

La seconde semaine fait la part belle aux découvertes : Un gosse de la butte, L'Amour à la mer et La Vieille Fille, puis Le Distrait et La Dentellière pour les années soixante-dix. Terminez par trois téléfilms, Le passe-muraille, Huguette et Les Héritières, et par Les voisins pour le fou rire final. Vous connaîtrez alors vos vedettes préférées et votre rayon favori, et votre programme des semaines suivantes se remplira de lui-même : chaque fiche propose des films voisins, un Fernandel en appelle un autre, et les décennies se répondent d'une soirée à la suivante.

Questions et réponses

Voici les questions les plus souvent posées au sujet de FilmoFlix, avec une réponse courte. Les pages d'aide citées tout au long de ce guide en disent davantage, à commencer par la page Comment regarder.

Questions

Qu'est-ce que FilmoFlix ?

FilmoFlix est un guide de 150 films en langue française tournés entre 1946 et 2023, chacun avec sa distribution, son résumé et un bouton Regarder vers les services officiels.

Par quel film commencer ?

Commencez par Knock ou La Belle Américaine pour rire, par Madame de… pour un grand classique et par Le passe-muraille pour un téléfilm récent.

Le catalogue convient-il aux familles ?

Oui. Chaque résumé a été lu à la main, et la sélection privilégie la comédie, la romance, la chronique familiale et l'adaptation littéraire.

Combien y a-t-il de classiques ?

Quatre-vingt-dix-huit films datent des années 1946 à 1979, dont quarante-trois d'avant 1960.

Combien y a-t-il de téléfilms ?

Quarante-quatre films ont été tournés pour la télévision, et quarante-cinq titres sont sortis depuis l'an 2000.

Quels acteurs reviennent le plus souvent ?

Fernandel avec dix films, Louis de Funès avec sept, puis Jean Carmet et Bernard Le Coq avec cinq chacun.

Comment fonctionne Ma liste ?

Appuyez sur Ajouter à Ma liste sur une fiche. Le programme vit dans votre navigateur, et la page de la liste sait l'enregistrer dans un fichier.

FilmoFlix héberge-t-il des films ?

FilmoFlix est uniquement un guide. Chaque bouton Regarder ouvre JustWatch, qui présente les services officiels de streaming, de location et d'achat de votre pays.